Deux des programmes dont les gens nous parlent encore ont fermé cette année. Celui qui paie le plus est toujours ouvert, et la plupart des propriétaires l'abordent dans le mauvais ordre.
Septembre, c'est le mois où les appels commencent. La fournaise a fait un bruit l'hiver passé, la facture d'électricité a encore monté en avril, le voisin de quelqu'un a reçu un chèque d'Hydro-Québec, et là un propriétaire de Saint-Hubert ou de Greenfield Park veut savoir si une thermopompe a du sens. Bonne question. La réponse dépend de trois affaires qui n'ont rien à voir avec la marque de l'appareil.
Commencez par ici, parce que la moitié des conseils qui circulent en ligne datent de 2024 et sont maintenant faux.
Chauffez vert, le programme provincial qui payait pour convertir un système au mazout ou au propane vers l'électricité, a mis fin à son volet conversion le 31 mars 2026, après plus de douze ans. Aucune demande déposée après cette date n'est acceptée, et la date limite pour transmettre les pièces justificatives des demandes déjà déposées était le 30 juin 2026. Le formulaire en ligne n'existe plus. Si quelqu'un vous dit de faire une demande, il n'a pas vérifié depuis le printemps.
Le fédéral est fermé aussi. Le prêt sans intérêt Canada pour des maisons plus vertes a cessé d'accepter de nouvelles demandes le 2 octobre 2025, les fonds étant entièrement engagés. Les propriétaires déjà approuvés poursuivent selon les conditions initiales.
Ce qui reste ouvert, c'est celui qui compte le plus : LogisVert, d'Hydro-Québec. Et Rénoclimat, côté provincial, pour tout ce qui n'est pas la thermopompe elle-même.
C'est la partie qui surprend les gens, et c'est pourquoi le choix de l'appareil n'est pas juste une décision de confort.
Hydro-Québec ne verse pas un montant fixe. Elle paie selon la puissance de chauffage mesurée à moins 8 degrés Celsius, une donnée de temps froid, pas le chiffre sur la boîte.
| Appareil | Aide LogisVert |
|---|---|
| Thermopompe certifiée ENERGY STAR® | 50 $ par 1 000 BTU/h à -8 °C |
| Thermopompe classée climat froid | 120 $ par 1 000 BTU/h à -8 °C |
| Maximum, thermopompe | 6 700 $ |
| Thermopompe géothermique | 750 $ par 1 000 BTU/h |
| Isolation de l'entretoit et calfeutrage | 1 500 $ |
| Système de chauffage à accumulation | 15 000 $ |
| Accumulation avec thermopompe centrale | 22 000 $ |
| Panneaux solaires | 1 000 $ par kilowatt installé |
Faites le calcul sur un cas réel. Une unité murale climat froid affichant 12 000 BTU/h à moins 8, ça donne 12 × 120 $, donc 1 440 $. Prenez les mêmes 12 000 BTU/h sur un appareil certifié ENERGY STAR® mais sans classement climat froid, et vous obtenez 600 $. Même pièce, même confort une journée douce, 840 $ d'écart sur le chèque. Sur un système central qui livre 30 000 BTU/h à moins 8, le classement climat froid vaut 3 600 $ au lieu de 1 500 $.
Il y a aussi un bonus de 5 % sur le total quand plusieurs mesures d'efficacité sont réunies dans la même demande. Isoler l'entretoit et installer la thermopompe dans un seul dossier bat de les faire en deux dossiers à un an d'intervalle. Dans les immeubles à logements situés dans des zones qu'Hydro-Québec désigne comme en insécurité énergétique, une unité murale climat froid peut donner droit à 100 $ de plus par 1 000 BTU/h, ce qui la porte à 220 $. Si vous êtes propriétaire d'un plex, ça vaut la peine de vérifier avant de signer quoi que ce soit.
Deux avertissements pratiques. Vérifiez que votre modèle figure sur la liste admissible avant l'achat, pas après, parce que la liste est précise et qu'un modèle non admissible vaut zéro. Et Hydro-Québec ne sollicite jamais par téléphone ni porte-à-porte pour ce programme. Si quelqu'un se présente sans rendez-vous en offrant de s'occuper de votre demande LogisVert, c'est une fraude. La ligne du programme est le 1 833 396-1888.
Rénoclimat roule encore. Il couvre l'isolation, l'étanchéité, les portes, les fenêtres et la ventilation, et il ne finance pas l'achat d'une thermopompe. LogisVert s'occupe de cette partie-là. Les gens voient ça comme un irritant. C'est en fait une division utile, parce que les deux programmes correspondent aux deux moitiés du travail et devraient se faire dans cet ordre.
La mécanique : un conseiller énergétique doit passer avant le début des travaux. La visite coûte 150 $ et est en grande partie remboursée au moment du versement de l'aide. Le conseiller fait un test d'infiltrométrie et produit un rapport qui classe les endroits où votre maison perd réellement de la chaleur. Ce rapport, c'est ce qui ressemble le plus à un bon de travail objectif, et il coûte moins cher qu'un seul appel de service.
Une chose à surveiller : un nouveau volet Rénoclimat Adaptation entre en vigueur le 1er octobre 2026, appuyé par 425 millions de dollars sur cinq ans, et vise les travaux qui protègent les maisons contre les inondations. Si votre terrain a des problèmes d'eau, ça change ce qui vaut la peine d'être fait cet automne.
C'est ici que la plupart des projets déraillent. Le propriétaire appelle une compagnie de CVAC, la compagnie dimensionne un appareil pour la maison telle qu'elle est aujourd'hui, et la maison telle qu'elle est aujourd'hui fuit. Donc la charge est élevée, donc l'appareil est gros, donc l'équipement coûte plus cher et la facture d'électricité reste plus haute qu'elle avait besoin de l'être. L'isolation, si elle finit par se faire, arrive deux ans plus tard et la thermopompe est maintenant surdimensionnée pour la maison qu'elle dessert.
Une thermopompe surdimensionnée cycle trop court. Elle chauffe vite, s'arrête, repart, et les pièces les plus éloignées de la tête restent froides pendant que la pièce avec la tête devient inconfortable. Plus gros n'est pas meilleur dans ce métier, et ça vous coûte deux fois : une fois à l'achat, une fois chaque mois ensuite.
La séquence qu'on recommande sur un bungalow ou un cottage à paliers de la Rive-Sud :
Sur le panneau : une entrée de 100 ampères dans une maison qui a déjà une cuisinière, une sécheuse, un chauffe-eau et un spa, c'est souvent plein. Passer à 200 ampères n'a rien de catastrophique, mais c'est un vrai poste budgétaire et il doit être dans le budget dès le départ plutôt que découvert par l'installateur le matin des travaux.
Les prix installés sur la Rive-Sud en 2026 ressemblent à peu près à ceci. Une unité murale à une seule tête commence autour de 3 000 $ et monte avec chaque zone additionnelle. Une thermopompe centrale raccordée à des conduits existants se situe généralement entre 8 500 $ et 17 000 $ installée, selon la capacité, l'état des conduits et le travail électrique. Si la maison n'a pas de conduits, en ajouter est habituellement ce qui pousse un projet vers plusieurs unités murales à la place.
Côté économies, Hydro-Québec indique qu'une thermopompe peut retrancher jusqu'à 40 % des coûts de chauffage en hiver, et de 25 à 35 % pour la géothermie. Prenez ces chiffres comme des plafonds, pas des promesses. Le résultat réel dépend de votre enveloppe, ce qui ramène à la raison pour laquelle l'isolation passe en premier.
La direction des tarifs vaut la peine d'être connue aussi. Les tarifs résidentiels ont monté de 3 % le 1er avril 2026, environ 5,46 $ par mois sur une maison moyenne de 158 mètres carrés, et la décision de la Régie de l'énergie prévoit encore 3 % en 2027 et 2,6 % en 2028, pour un cumulatif de 8,85 % sur trois ans. Ce n'est pas une crise. Ça veut dire qu'une réduction de consommation vaut un peu plus chaque année, ce qui raccourcit le retour sur les travaux d'enveloppe.
Deux choses ont changé et les deux pointent dans la même direction. Depuis le 31 décembre 2023, la réglementation interdit de remplacer un appareil de chauffage au mazout par un autre appareil au combustible fossile. Donc la question n'est plus de savoir s'il faut convertir, mais quand. Et l'argent qui adoucissait cette conversion, Chauffez vert, n'est plus là depuis le printemps dernier.
Ce qui reste, c'est LogisVert sur le nouvel équipement, et ce n'est pas rien. Une centrale climat froid, plus l'isolation de l'entretoit, plus le bonus de combinaison, ça peut représenter plusieurs milliers de dollars. Le retrait du réservoir et le démantèlement de la vieille fournaise demeurent à votre charge, et ils doivent toujours être faits par un entrepreneur détenant une licence RBQ valide.
Si le réservoir approche de sa fin de vie, n'attendez pas qu'une fuite impose l'échéancier. Un dossier de contamination de sol coûte plus cher que la conversion au complet.
On est entrepreneur général, pas concessionnaire de CVAC, ce qui veut dire qu'on n'a aucune raison de vous vendre un appareil plus gros. Ce qu'on fait, c'est visiter la maison, lire le rapport du conseiller s'il y en a un, chiffrer les travaux d'enveloppe et l'électricité séparément de l'équipement, et coordonner les corps de métier licenciés pour que la séquence tienne. Ensuite vous voyez ce que chaque dollar achète et vous décidez où arrêter.
Parfois la recommandation honnête, c'est d'isoler cette année et d'acheter la thermopompe l'an prochain, une fois la charge réduite et l'appareil plus petit. C'est une facture plus petite pour nous et un meilleur résultat pour la maison. On le dit pareil.
Soumission gratuite et détaillée sous 24h, enveloppe et électricité chiffrées séparément de l'équipement. Licence RBQ 5775-9094-01.
Obtenir ma soumission gratuite →LogisVert d'Hydro-Québec demeure le programme principal. L'aide est calculée sur la puissance de chauffage à moins 8 degrés Celsius : 50 $ par 1 000 BTU/h pour un appareil certifié ENERGY STAR®, et 120 $ par 1 000 BTU/h pour un appareil classé climat froid, jusqu'à un maximum de 6 700 $. La géothermie donne 750 $ par 1 000 BTU/h. Rénoclimat continue de soutenir l'isolation, l'étanchéité et les fenêtres, mais pas l'achat de la thermopompe elle-même. Chauffez vert et le prêt fédéral pour des maisons plus vertes n'acceptent plus de nouvelles demandes.
Une thermopompe murale installée commence autour de 3 000 $ pour une seule tête et monte selon le nombre de zones. Une thermopompe centrale raccordée à des conduits existants se situe généralement entre 8 500 $ et 17 000 $ installée, selon la capacité, l'état des conduits et le travail électrique requis. Ajouter des conduits dans une maison qui n'en a pas peut ajouter plusieurs milliers de dollars, et c'est souvent le point qui fait basculer un projet vers des unités murales.
Dans la plupart des maisons plus vieilles, oui. L'isolation de l'entretoit et l'étanchéité réduisent la charge de chauffage, donc la capacité requise, donc le prix de l'appareil et la facture d'électricité qui suit. Faire l'inverse mène à une thermopompe surdimensionnée qui cycle trop court, chauffe inégalement et coûte plus cher à l'achat. Rénoclimat exige de toute façon la visite d'un conseiller énergétique avant le début des travaux, ce qui donne un ordre de priorité chiffré.